Bientôt à l’EMAM, un centre de formation pour la finition d’aéronefs

L’emploi dans le marché de la finition d’aéronefs a connu une croissance phénoménale en trois ans : 21,7 % soit plus de 1000 nouveaux emplois. Or, il n’existait nulle part au monde de formation pour les travailleurs de ce créneau qui doivent pourtant maîtriser un savoir-faire très pointu. Plus maintenant! Dès la rentrée 2013, l’EMAM offrira progressivement six programmes de formation en lien avec les métiers de la finition intérieure et extérieure d’aéronefs.

Le Centre de formation pour la finition d’aéronefs logera dans un espace de 5 000 mètres carrés, adjacent à l’EMAM. Les six programmes offerts à l’EMAM accueilleront annuellement environ 250 élèves qui apprendront l’ébénisterie, la peinture, la finition des meubles, le rembourrage, l’installation intérieure, la finition extérieure ainsi que l’assemblage des matériaux composites. Sous l’impulsion du Comité sectoriel de la main-d’œuvre (CAMAQ), le gouvernement du Québec injecte 15 millions de dollars dans ce projet.

L’importance de ce créneau

Au Québec, une vingtaine d’entreprises réparties dans quatre régions font de la finition intérieure et extérieure d’avions et d’hélicoptères. Parmi celles-ci, il y a deux maîtres d’œuvre, trois équipementiers ainsi que plusieurs fournisseurs. Les 4 000 employés affectés au travail de finition proviennent généralement d’autres secteurs manufacturiers. Il est également à prévoir que l’offre de formation de l’EMAM favorise la venue de nouvelles entreprises.

La finition : un élément crucial

La finition intérieure et extérieure est importante pour les avionneurs. Et pour cause : «Vous pouvez proposer aux clients toutes les innovations possibles, si la qualité du tissu n’est pas à la hauteur, si le cuir des sièges est mal cousu, ou que les accoudoirs sont inconfortables et de qualité médiocre, c’est peine perdue», dit M. Tremblay, directeur général du CAMAQ.

En effet, les avions sont souvent jugés autant, sinon davantage, sur leurs finitions intérieures et extérieures que sur leurs caractéristiques techniques ou technologiques, aussi novatrices soient-elles. La hantise des avionneurs, poursuit M. Tremblay, est de devoir assumer des retards de livraisons causés par l’incapacité de leurs partenaires ou de l’industrie de la finition de répondre aux commandes dans les délais.

Avec un bassin de travailleurs qualifiés dans le domaine de la finition intérieure et extérieure d’aéronefs, la croissance de l’industrie aérospatiale au Québec se poursuivra plus vigoureuse que jamais.

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